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Afrique

Soudan du Sud: Dissolution surprise du gouvernement

Le président du Soudan du Sud, Salvar Kiir a limogé l'ensemble de son gouvernement. Une décision qui pourrait donner lieu à une période d'instabilité dans ce pays qui a obtenu son indépendance il y a seulement deux ans.

Le président Salvar Kiir a limogé l'ensemble de son gouvernement

Le président Salvar Kiir a limogé l'ensemble de son gouvernement

29 ministres du gouvernement, leurs adjoints, ainsi que le vice-président Riek Machar et le secrétaire général du parti au pouvoir ont été suspendus par le Président Salva Kiir. Officiellement, aucune raison n'est avancée pour expliquer ces limogeages. Mais en juin 2012, le Président Salva Kiir avait dénoncé les "responsables corrompus" liés au pouvoir et soupçonnés d'avoir détourné près de quatre milliards de dollars. Pour Roland Marchal, spécialiste de la Corne de l'Afrique, la dissolution du gouvernement illustre les difficultés du jeune Etat en matière de gestion politique et économique :

Riek Machar Vice-Président sud-soudanais a été limogé

Riek Machar Vice-Président sud-soudanais a été limogé

" Cette suspension vient après celle de deux autres ministres qui ont été mis en cause pour corruption mais on est dans péripétie qui montre dans une facon que, oui, le Soudan du Sud est indépendant mais non! les leaders sud-soudanais n'ont pas encore l'expérience suffisante pour simplement gérer décemment les institutions qu'ils prétendent diriger "

La dissolution du gouvernement, le limogeage du vice-président Riek Machar et de Pagan Amun, secrétaire général du SPLM, le parti au pouvoir, intervient sur fond de luttes intestines entre les trois hommes dans la perspective de la présidentielle de 2015. Pour Roland Marchal, la décision prise hier par Salvar Kiir pourrait être dommageable pour l'unité du SPLM :

" On est dans les divisions internes, ce n'est pas très étonnant quand on les connait, mais malgré tout on est peut être, disons, inquiet sur le fait que c'est un régime pareil sans fort accompagnement international qui risque réellement de disfonctionner avec à la clé une violence politique très forte qui sera évidemment interprétée ethniquement ."

Pour l'instant aucun incident n'est signalé à Juba, la capitale, au lendemain de la révocation du gouvernement.

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