Tous partis confondus, les députés du Bundestag rendaient hommage mardi dernier aux victimes d'une série de crimes racistes attribués à un groupe d'extrême-droite, démantelé après le suicide de deux néo-nazis.
Les décombres de la maison de Zwickau où d'importants indices ont été collectés
Les Allemands ont été profondément choqués par la découverte de cette cellule terroriste, fortement soupçonnée d'avoir tué huit Turcs et un Grec, entre 2000 et 2006, ainsi qu'une policière allemande en 2007. Le groupe serait également à l'origine d'un attentat dans un quartier de Cologne où vivent de nombreux immigrés turcs, attentat qui avait fait plus de 20 blessés en 2004. Une question est sur toutes les lèvres actuellement en Allemagne : qu'a-t-il a pu se passer pour que la police et les services secrets des différents Länder, les régions allemandes dans lesquelles se sont déroulés les crimes, ne mettent pas la main, pendant une dizaine d'années sur le trio néo-nazi incriminé. Tentative de réponse avec le politologue Henrik Uterwedde, directeur-adjoint de l'Institut franco-allemand de Ludwigsburg.
Auteur : Carine Debrabandère
Edition : Konstanze von Kotze
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